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02/12/12

Osenat
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Estimation : 60,000 - 80,000 €

Résultat : 300,000 € Lot n°69

NAPOLÉON Ier

Manuscrit préparatoire de son «Essai sur la fortification de campagne». Île de Sainte-Hélène, juillet 1818- août 1819 et s.d. Environ 180 ff. in-folio, la plupart écrits aux recto et verso (soit environ 310 pages), dictés au grandmaréchal Bertrand et au valet de chambre et secrétaire Louis Marchand (avec quelques brèves notes d'une autre main, probablement de Louis-Étienne Saint-Denis), dont 24 pp. avec ajouts et corrections autographes de Napoléon Ier. Les papiers sont de facture anglaise, filigranés «D & C° 1813», «Iping 1813», «Golding & Snelgrove 1815», «G R 1815», «Radway 1815», «VEIC 1815», «J. Whatman W. Balston & C° 1815», «T. Edmonds 1816». Seul un des dessins dépliants est sur papier vélin non filigrané. L'ensemble forme six «liasses»: quatre d'entre elles (n° 1 et 4 à 6) sont attachées par des rubans de soie rose avec sceaux armoriés de cire rouge des comtes Bertrand, sous chemises avec titres autographes signés datés 1869 par le général Henry Bertrand, fils du grand maréchal (ces chemises sont très usagées et un des sceaux est brisé). Deux de ces liasses sont accompagnées d'un bifeuillet portant un commentaire autographe signé par E. Chépy, membre auxiliaire de la commission de la Correspondance de Napoléon Ier. Les importants fragments manuscrits qui les accompagnent proviennent apparemment des liasses n° 2 et 3 dont les chemises n'ont pas été conservées. LA PLUS IMPORTANTE PARTIE EN MAINS PRIVÉES DES «DICTÉES DE SAINT-HÉLÈNE» Un souvenir des travaux de l'empereur en exil. Napoléon Ier occupa d'innombrables heures à dicter ses pensées à ses proches, pour établir ses Mémoires, commenter les publications sur son règne, composer des essais sur les grands chefs de guerre de l'Histoire, ou encore pour tirer de son expérience la matière d'importants essais sur l'art militaire. Le présent manuscrit porte sur plusieurs feuillets des dates de dictées permettant de situer leur rédaction sur trois périodes: du 20 juillet au mois de décembre 1818, du 21 au 25 avril et du 27 juillet au 9 août 1819. Les dictées au grand-maréchal Bertrand. La quasi-totalité des notes sont prises ici de la main du grand-maréchal Bertrand, général qui fit toutes les campagnes (présent en Égypte, à Austerlitz, Iéna, Friedland, etc.) et ne quitta plus l'empereur après la campagne de France, l'accompagnant à l'île d'Elbe et à Sainte-Hélène. Son écriture varie ici selon la vitesse avec laquelle il dut travailler, plus ou moins penchée et parfois relâchée avec de nombreuses abréviations, Napoléon Ier étant connu pour la vitesse de son élocution en pareille circonstance. Les dictées à Louis Marchand. Les notes complémentaires portant les titres de «Suites» aux chapitres II, III et V, sont de la main de Louis Marchand, autre compagnon d'exil, valet de chambre entré au service de la Maison impériale en 1811: l'empereur, qui lui marquait un profond attachement en raison de son intelligence, de son dévouement et de sa discrétion, en ferait un de ses exécuteurs testamentaires, comme Bertrand, et écrirait de lui: «Les services qu'il m'a rendus sont ceux d'un ami». L'«ESSAI SUR LA FORTIFICATION DE CAMPAGNE» DICTÉ ET ANNOTÉ PAR L'EMPEREUR EN EXIL À SAINTE-HÉLÈNE, RÉVÉLANT SON GÉNIE DANS L'ART MILITAIRE PLUS DE 310 PAGES ILLUSTRÉES DE 42 DESSINS, DONT 2 SPECTACULAIRES «PROFILS» DE FORTIFICATION DÉPLIANTS ÉTABLIS PAR NAPOLÉON Ier INSÉRÉ DANS CE MANUSCRIT, UN EXTRAORDINAIRE PLAIDOYER DE L'EMPEREUR SUR SA CAMPAGNE DE RUSSIE: «ELLE NE DOIT PAS S'APPELER UNE RETRAITE PUISQUE L'ARMÉE ÉTAIT VICTORIEUSE...» CET ESSAI DE NAPOLÉON Ier SUR LA FORTIFICATION DE CAMPAGNE, COMPREND UN CHAPITRE SUR VAUBAN L'ABOUTISSEMENT D'UNE RÉFLEXION NOUVELLE SUR UNE PRÉOCCUPATION ANCIENNE. Lors de ses campagnes, comme en témoigne sa correspondance, l'empereur attachait déjà une grande importance à ces travaux d'urgence protégeant les troupes en campagne, parfois réalisés en pleine bataille. Se livrant à des réflexions approfondies sur son expérience militaire et sur l'art de la guerre en général, il en vint à se passionner pour cet aspect particulier du métier, affirmant: «Les principes de fortifications de campagne ont besoin d'être perfectionnés. Cette partie de l'art de la guerre est susceptible de faire de grands progrès» (propos dictés pour ses Mémoires au général de Montholon). AVEC LA COLLABORATION DU GÉNÉRAL DU GÉNIE BERTRAND. Fort de ses compétences techniques et scientifiques dans le domaine de l'artillerie, il mit à contribution les compétences du grand-maréchal Bertrand, ancien général du Génie ayant fait ses preuves sur les champs de batailles. Les Cahiers de Sainte-Hélène rédigés par ce dernier (publiés de 1949 à 1959) portent de nombreuses mentions de leurs travaux communs, et le présent manuscrit porte traces de problèmes et exercices théoriques soumis à la sagacité de l'empereur par Bertrand. Il est à noter également que, durant le deuxième semestre de 1819, Napoléon Ier ferait réaliser à Longwood une tranchée avec talus, et que cette réalisation officiellement destinée à élever une protection contre les vents, serait en fait conçue sur le modèle des fortifications de campagne. TRAVAUX PRÉPARATOIRES POUR CINQ CHAPITRES. Le présent manuscrit préparatoire correspond à peu près aux cinq premiers chapitres prévus dans un sommaire figurant sur le premier feuillet de la liasse n° 6: «CHAPITRE 1er. FORTIFICATIONS DE CAMPAGNE DE VAUBAN. Chap. 2. Système de fausse-braye. Chap. 3. Ouvrages de bataille. Chap. 4 Campagne d'un bataillon,... d'une brigade,... d'une division,... d'un corps d'armée,... d'une grande armée,... d'un convoi. Chap. 5. Des lignes de contrevallation et de circonvallation» (cette transcription développe les abréviations). ENVIRON 90 LIGNES AUTOGRAPHES DE NAPOLÉON Ier, D'UN INTÉRÊT MAJEUR SUR SA CONCEPTION DE L'ART MILITAIRE LE RÉSULTAT D'UNE RELECTURE ACTIVE DES DICTÉES. Réparties sur 24 pp., dont 2 demi-pages cursives, elles correspondent à des relectures actives de ses dictées. Par exemple, la «Suite du chapitre 5» de la main de Louis Marchand (dans la liasse n° 5), particulièrement travaillée, biffée et corrigée, comporte notamment deux paragraphes entiers de la main de l'empereur: «Ces 156 ttt [toises cubes] constituent le premier état du camp. SI AU LEVER DU SOLEIL LE CAMP EST ATTAQUÉ, LES REDOUTES SERONT EN ÉTAT. Un sistème de 5 rangs de feux, un bon fossé, un épaulement de 4 p. [pieds] d'épaisseur à l'abri des petites armes, un fossé perdu, des trous de loup, un abattis couvert par un avant-fossé, et... un talus garni de piquets.» «Pendant les premiers jours, les terrassiers travailleront 10 heures 12', et fairont 10,171 ttt pour porter les redoutes, 128 t [toises] au profil n° 1 2/3 ttt, 2° 38 ttt, pour porter les 3 côtés du devant de la caponnière au profil n° Ittt 3° 54ttt pour porter le côté du front de la caponnière de 4t à 2 2/5 t = 263...» AVEC 42 DESSINS, DONT 2 SPECTACULAIRES «PROFILS» DE FORTIFICATION DÉPLIANTS ÉTABLIS PAR L'EMPEREUR DES PROFILS DE FORTIFICATION ET DIAGRAMMES COTÉS: une trentaine de vues en coupes de fortifications de campagne (tranchées et talus), et quelques diagrammes cotés en relation, à l'encre ou au crayon. Deux de ces profils sont représentés en développements tout à fait exceptionnels, l'un au crayon sur une bande de papier d'environ 16 x 165 cm (numérotée 5 à l'encre rouge), l'autre au crayon et à l'encre (numéroté 6 à l'encre rouge) sur une bande de papier d'environ 20 x 94 cm, avec des légendes autographes de l'empereur et certaines du grand-maréchal Bertrand. UNE BATTERIE DE CANONS. En marge du feuillet 5 v° de la liasse n° 5 est représentée au crayon une vue au sol de plusieurs canons sur affûts à roues. DES FOLIES FORTIFIÉES. Au feuillet 69 v° de la liasse n° 6 figurent des redoutes imaginaires, délassements graphiques tels qu'on en trouve sur quelques rares autres manuscrits de Napoléon Ier datant de Sainte-Hélène. UN MANUSCRIT DE TRAVAIL PLUS VASTE QUE LA VERSION DÉFINITIVE IMPRIMÉE Publiée sous le Second Empire dans la grande Correspondance, la version définitive est plus aboutie mais parcellaire: la commission de la Correspondance de Napoléon Ier, a eu le présent manuscrit préparatoire en main, mais a renoncé à l'exploiter en raison des abréviations qui caractérisent les dictées prises par le grandmaréchal Bertrand. C'est Henry Bertrand, fils de celui-ci, qui l'a communiqué à la commission: il l'a divisé en liasses attachées sous chemises titrées et signées de sa main. La commission a ainsi publié un autre manuscrit, achevé mais plus restreint, également communiqué par le fils Bertrand (OEuvres de Napoléon Ier, pp. 550-577, dans Correspondance de Napoléon Ier, t. XXXI, Paris, Imprimerie impériale, 1869). DANS UNE AUTRE «DICTÉE» INSÉRÉE DANS LE PRÉSENT MANUSCRIT, ON ENTEND NAPOLÉON Ier RACONTER SA CAMPAGNE DE RUSSIE «ELLE NE DOIT PAS S'APPELER UNE RETRAITE PUISQUE L'ARMÉE ÉTAIT VICTORIEUSE.» Les feuillets 63 à 69 de la liasse n° 6 portent une extraordinaire dictée de Napoléon Ier concernant essentiellement la campagne de Russie: prise en note par le grand-maréchal Bertrand, probablement entre deux dictées sur les fortifications, elle fut conservée à cette place sans le savoir par le général Henry Bertrand en 1869. Le premier bifeuillet, qui servait jusque là de chemise pour cette partie des papiers, resta tel quel lors de l'attache et de la foliotation de la liasse, ce qui explique pourquoi le feuillet numéroté 69 doit en fait se lire après le feuillet numéroté 63 et avant le feuillet numéroté 64. RÉPONSE DE NAPOLÉON Ier AUX CRITIQUES SUR LA CAMPAGNE DE RUSSIE FORMULÉES PAR LE GÉNÉRAL BARON JOSEPH ROGNIAT dans ses Considérations sur l'art de la guerre parues en 1816. L'empereur donne ici des précisions sur l'organisation de la logistique (hôpitaux, communications, etc.), l'état d'esprit de la population russe, la prise de Smolensk, la marche sur Moscou et son incendie, la bataille de Maloïaroslawetz, et il désigne l'hiver russe comme son seul vainqueur, affirmant que la campagne aurait pris un tour différent si elle s'était déroulée trois mois plus tôt. TÉMOIGNAGE ESSENTIEL, FORMIDABLE PLAIDOYER, CE TEXTE FAMEUX FIGURE ICI DANS SA VERSION ORIGINELLE EN PREMIÈRE DICTÉE. La version définitive imprimée présenterait quelques variantes, dans la «XIIIe note» sur l'ouvrage de Rogniat dans les Mémoires pour servir à l'histoire de France, sous Napoléon, écrits à Sainte-Hélène (Paris, Didot, Bossange, 1823, t. II, pp. 96-120), puis également dans la «treizième note» sur l'ouvrage de Rogniat dans les OEuvres de Napoléon Ier comprises dans l'édition de la Correspondance de Napoléon Ier (t. XXXI, Paris, Imprimerie impériale, 1869, pp. 455-469). Dans les transcriptions ci-dessous, les abréviations ont été développées. «[paragraphe B, f. 63 v° puis 69 r°:]... IL Y AVAIT DES HÔPITAUX SUR TOUTE LA LIGNE, il y en avait pour 5000 personnes à Smolensk, un autre à Dorogobuj, un autre à Gjat, un autre à Mojaïsk, de très considérables à Moscou. PAS UN MALADE, PAS UN HOMME ISOLÉ, PAS UNE ESTAFETTE, PAS UNE COMMUNICATION, PAS UN CONVOI N'ONT ÉTÉ PENDANT LA CAMPAGNE ENLEVÉS DEPUIS SMOLENSK JUSQU'À MAYENCE. On n'a pas été un jour sans recevoir de nouvelles de France. ON A TIRÉ À LA BATAILLE DE SMOLENSK PLUS DE 60 MILLE COUPS DE CANON, LE DOUBLE À LA BATAILLE DE LA MOSKOWA. Les consommations étaient considérables tous les jours,... en partant de Moskou chaque pièce était approvisionnée à près de 400 coups. On eut une telle surabondance de munitions et de caissons qu'on en brûla 500 dans le Kremlin, on détruisit plusieurs centaines de milliers de poudre et plus de 60 mille fusils. LES MUNITIONS NE MANQUÈRENT DONC JAMAIS. Cela fait l'éloge des généraux Lariboisière, Ebblé... commandant l'artillerie, et jamais ce corps n'a servi avec plus de distinction et en montrant plus d'habileté que durant cette campagne. [Paragraphe C, f. 69 r°:] C'EST BIEN MAL CONNAÎTRE LA RUSSIE QUE DE SUPPOSER QUE LES HABITANTS PRENNENT PART À LA GUERRE. Les habitants sont esclaves. Les seigneurs qui avaient des terres dans l'intérieur craignant la révolte, conduisirent leurs paysans dans leurs autres terres de l'intérieur de l'Empire... [Paragraphe C, f. 69 v° puis 64 r° à 65 v° et 66 r°:] LA MARCHE DE SMOLENSK À MOSKOU ÉTAIT FONDÉE SUR LE PRINCIPE QUE L'EMPEREUR, POUR SAUVER CETTE CAPITALE, LIVRERAIT UNE BATAILLE, QU'IL SERAIT BATTU, QUE MOSKOU SERAIT PRISE ET QUE LE TSAR, POUR SAUVER CETTE CAPITALE OU POUR LA DÉLIVRER, FERAIT LA PAIX, et que s'il ne la faisait pas, on trouverait dans le matériau immense de cette ville, dans les 40 mille affranchis ou fils d'affranchis... fort riches qui s'y trouvent, de quoi former un noyau national pour soulever tout les esclaves de la Russie et porter un coup funeste à cet Empire. L'IDÉE D'INCENDIER CETTE VILLE DE 300 MILLE ÂMES, PRESQUE AUSSI ÉTENDUE QUE PARIS, N'ÉTAIT PAS CONSIDÉRÉE COMME UNE CHOSE POSSIBLE. EN EFFET, IL ÉTAIT PLUS RAISONNABLE DE FAIRE LA PAIX QUE DE SE PORTER À UNE TELLE BARBARIE. L'armée russe livra bataille à 3 jours avant d'arriver à Moscou, elle fut battue. L'armée entra dans la ville. Pendant 48 heures elle fut maîtresse des richesses immenses de cette cité. Les 4 ou 500 palais de la noblesse étaient meublés, l'argent et les diamants, les garde-robes des dames, rien n'avait été évacué... CE FUT ALORS QUE 8 OU 900 PERSONNES PRÉPOSÉES DE LA POLICE, CHARGÉES DE LA GARDE DE LA VILLE ET DES POMPES, PROFITÈRENT D'UN VENT VIOLENT QUI S'ÉLEVAIT, MIRENT LE FEU À TOUS LES QUARTIERS. Une bonne part de la ville était construite en bois, elle renfermait une grande quantité de magasins d'eau-de-vie, d'huile et autres matières combustibles. Mais la police avait enlevé toutes les pompes. Il y en avait un millier dans cette ville car ce service était organisé avec beaucoup de soin. On n'en trouva qu'une. L'armée lutta quelques jours pour éteindre le feu inutilement. Tout fut brûlé. Tous les propriétaires qui étaient restés dans la ville se sauvèrent dans les bois ou dans leurs maisons de campagne. Il ne resta que la dernière canaille pour se livrer au pillage. Cette grande et superbe ville devint un cloaque, un séjour de désolation et de crime. Il [pouvait alors prendre] le parti de rester sur Saint-Pétersbourg. La Cour le craignait et avait fait évacuer sur Londres ses archives et ses trésors les plus prétieux, elle avait attiré de la Podolie l'armée [de] Kutusov... Considérant qu'[il] y avait aussi loin de Smolensk à Saint-Pétersbourg que de Moskou à Saint-Pétersbourg, l'empereur préféra d'abord aller passer l'hiver à Smolensk sur les confins de la Pologne, sauf au printemps à marcher sur Saint-Pétersbourg. IL COMMENÇA PAR ATTAQUER ET BATTRE DE NOUVEAU L'ARMÉE DE KUTUSOV À MALEORADOWITS [MALOÏAROSLAWETZ] et de là fit son retour sans aucun obstacle, lorsque les glaces, les neiges et le froid détruisirent tous les chevaux, ce qui obligea d'abandonner les charrois et fut la cause des désastres de la marche sur Smolensk, CAR ELLE NE DOIT PAS S'APPELER UNE RETRAITE PUISQUE L'ARMÉE ÉTAIT VICTORIEUSE, et qu'[elle] eût pu marcher également sur Saint- Pétersbourg, sur Caligula [Kalouga], sur Toula qu'eût cherché en vain de couvrir l'armée de Kutusov... que je fusse resté à Smolensk si le prince Schwarzenberg [n'avait] manoeuvré sur Varsovie. L'AMIRAL [TCHITCHAGOV], étant arrivé sur la Bérésina, menaçait mon grand dépôt de Vilna... Le général Dombrowski ne put défendre Borissow, en fut repoussé: l'ennemi passa la Bérésina et se porta sur la Dwina, ne tentant rien sur Vilna. IL FUT RENCONTRÉ PAR LE DUC DE REGGIO [OUDINOT] QUI LE BATTIT ET LE REJETA SUR LA BÉRÉSINA APRÈS LUI AVOIR PRIS TOUS SES BAGAGES.» AVEC UNE COURTE JUSTIFICATION TACTIQUE ET DIPLOMATIQUE DE LA CAMPAGNE D'AUSTERLITZ (dans les chapitres H et K, ff. 67r° et v°), en réponse à un autre passage du même ouvrage où Rogniat écrivait que «cette pointe en Moravie n'était qu'une audacieuse folie»). PAR AILLEURS, NAPOLÉON Ier SE COMPARE ICI AUX GRANDES FIGURES DE L'HISTOIRE MILITAIRE ANCIENNE ET RÉCENTE: Alexandre le Grand, Scipion à Thapsus, Annibal à Zama, le roi Gustave-Adolphe de Suède, le prince Eugène, Frédéric II de Prusse, Melas à Marengo, Mack à Ulm, le duc de Brunswick à Iéna... INSÉRÉE ÉGALEMENT DANS CE MANUSCRIT, UNE CHRONOLOGIE DIPLOMATIQUE ET MILITAIRE DE L'ANNÉE 1801 UN RECENSEMENT DES ACTIONS MILITAIRES ET DIPLOMATIQUES DE LA LUTTE FRANCO-ANGLAISE (f. 38 r° de la liasse n° 4), principalement autour de la convention de paix anglo-russe signée le 17 juin 1801, de la «Guerre des oranges» entre l'Espagne et le Portugal, et de l'expédition de secours avortée à l'EXPÉDITION D'ÉGYPTE par l'amiral Gantheaume. JOINT 9 pièces manuscrites postérieures de même provenance, principalement de la main du grand-maréchal Bertrand, dont deux très utiles relevés avec transcriptions des corrections que Napoléon Ier a portées sur trois des manuscrits des liasses ci-dessus. Provenance: archives de la famille Bertrand

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